ZAHO, L'interview
A priori, Zaho (l’interprète de c’est chelou) représente tout ce que les réfractaires au R&B (surtout francophone) n’aiment pas : des textes pas vraiment académiques avec des thèmes à l’innovation incertaine, accompagnés d'une voix rocailleuse et d'un phrasé saccadé. Le tout brossant dans le sens du poil un support musical résolument mainstream. Mais la chanson "C'est chelou" a été un énorme tube issu d'un buzz considérable sur Internet et d'un soutien important en radio. Un des phénomènes du moment.|
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Rendez-vous donc, un lundi en fin d'après-midi, avec l'intéressée, qui lorsqu'on arrive, nous claque spontanément la bise en guise de présentation. Après les premières secondes de réticence (le côté «à la bonne franquette» ça peut refroidir), l'interview peut donc commencer. On s'aperçoit vite que le caractère brut du discours de la chanteuse n’est pas feint : elle énonce des idées souvent subtiles avec une expression maladroite, et une féminité presque masculine. Elle parle avec les mains pour relayer les mots qui parfois lui manquent, n'hésite pas à renverser les rôles en ne lâchant pas des yeux l'intervieweur ("Attends, elle est vachement bien ta question. Tu peux me la reposer?"), propose des répliques vives et directes au charme un peu gauche. Finalement, Zaho renverse le dicton habituel : elle donne le sentiment d'être armée d'une main de velours dans un gant de fer. On aborde donc la suite de l'entretien avec un optimisme raisonnable. Puisqu’elle se présente rapidement comme auteur-compositeur et co-productrice de son premier album "Dima", on lui demande son avis sur le fait que beaucoup de femmes, notamment dans le R&B, sont écartées des responsabilités des projets artistiques (à la production par exemple). Mais au lieu de tomber dans le couplet ultra féministe de principe, Zaho préfère la sincérité. "Non mais honnêtement, je n'ai jamais senti qu'on m'ait empêché de faire quoi que ce soit. Ce sont les femmes qui ne demandent pas, qui ne forcent pas la décision." On se dit que son installation au Canada à l'âge de 18 ans a probablement ajouté une touche d'ambition Nord-Américaine à l'humilité de son enfance au Bled. "D'ailleurs, c'est faux de dire que je suis une beurette : je suis une bledarde". Bon, mais la bledarde fait tout de même partie d'une famille bien instruite qui lui payait des cours de guitare dès l’âge de 7 ans. Reste qu’avec cette première galette, dans la veine de ce qu'il se fait aujourd'hui dans le R&B radio friendly, on est en droit de demander comment Zaho compte pouvoir se démarquer des autres chanteuses de sa catégorie. "Je ne crois vraiment pas qu'on fasse toutes la même chose", répond-t-elle. Mais ceux qui n’aiment pas le style ne voient pas la différence : "Non mais franchement, les gens qui de toute façon n'aiment pas de R&B, quoi que je fasse, n'écouteront jamais ma musique, c'est clair." On lui demande si en tant qu'artiste, elle ne pourrait pas avoir des thématiques plus politiques. Elle affirme plutôt que "la musique, c'est avant tout un condensé de sentiments, ceux du moment où l'on écrit", que ce soit revendicatif ou non. Et pour l'heure, Zaho est assez lucide pour reconnaître que "Dima" n’est rien d'autre que du divertissement. D'ailleurs, en insistant sur l'importance du public et sur son leitmotiv (la sin-cé-ri-té), elle rappelle un peu le discours des chanteurs variétés sous l'ère Carpentier. Ce qui n'a rien d'infamant quand on fait du R&B. Fait rare, on finit l'entretien en débordant de 10 minutes. Zaho est ce qu'on appelle une bonne cliente pour les journalistes : elle vend son projet avec chaleur et conviction. Suffisamment fine pour concéder que son disque n'est pas le chef d'oeuvre de l'année, et suffisamment piquante pour donner envie de l'écouter. |
«Quand je fais un duo avec un rappeur, je ne suis pas que la meuf du refrain»
Tu diras à cette taspé / Que j'vais la taper / C'est chelou
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Matthieu Barbarin










10.07.2008 / 01h48
Adrien
Vraiment antipathique cette femme, son apparence, sa diction, son discours... j'ai quand même poussé la curiosité jusqu'à tenter une écoute de son morceau " c'est "chelou" ", qui n'a fait que confirmer mon opinion selon laquelle il s'agit d'une non-artiste, sans originalité, donc le succès ne s'explique que par une habile promotion.
07.07.2008 / 02h32
nadia
ridicul
et ben di donc... c'est vreiment trop facil ce ke vous faite! vous critiquer le travail d'une artiste! même si elle vous plait pas la moindre des choses c de la resspecté... je deteste le Hard Rock et pourtant j'critique pas leurs travail... bref sa manque vraiment de maturité dans le coin...
06.07.2008 / 13h58
Ils disent tous ça... ¨J'te jure je fais pas ça pour l'argent !¨
03.07.2008 / 14h19
jo >
GAGNEZ DES PLACES POUR LE CONCERT PRIVE DE ZAHO
Pour choper des places, c'est par là : http://laredac.streetreporters.net/?p=69
30.06.2008 / 12h00
Sébastien > freelance
C'est qui cette nana?
Elle est bourrée de clichés, est comme toutes les chanteuses de sa génération : arrogante...
Elle parle de sensibilité, de prédisposition....ARGHHHHH!!!!! vite reportage suivant ! ! !
29.06.2008 / 22h44
le pb du buzz c kil est a double trnachant. Sil marche fort comme cette fois la, il escamote tt ce qui vient ensuite. On ne pense plus qu'au buzz. Cette fois, tt le monde chante "c chelou"
29.06.2008 / 04h08
stéphan
En plus de son talent, elle démontre un charisme certain.
29.06.2008 / 04h07
stéphan
En plus de son talent, elle démontre un charisme certain.
27.06.2008 / 18h10
en voyant le clip, on se demande vraiment "C qui celle la" ?
27.06.2008 / 14h27
bernard
une fausse racaille koi, tant mieux elle jolie en restant féminine comme ça. Elle a même un faux air d'Amel, en plus fine